Chaque année près de 300 dromadaires meurent d'indigestion de plastique dans les déserts des Emirats. Leur mort est lente...la
calcification du plastique dans l'estomac peut durer des mois...

Photos Gulfnews
Touché par des images publiées dans le journal local, un jeune garçon de 11 ans, élève depuis un an à Abu Dhabi a pris l'initiative de
lancer une campagne d'information et de sensibilisation auprès des écoles de la ville pour sauver les dromadaires de cette horrible mort.
Le lien vers son site :
http://www.cameronscamelcampaign.com/index.htm
Bismillah ar-rahman ar-rahim
« C’est Dieu qui a envoyé les vents pour soulever les nuages et les disperser dans le ciel comme Il l’entend. Il les dispose en strates et tu vois la pluie se déverser de leur profondeur. Et lorsqu’elle se répand sur les serviteurs de Son choix, les voilà aussitôt réjouis. Alors que juste avant de recevoir cette ondée ils étaient plongés dans la désespérance !"
(Coran 30/48-)
Les Emirats souffrent, comme les autres états de la Péninsule Arabique d'un lourd déficit en eau de pluie. Voir verdir le désert relevait autrefois de l'ordre du mirage. Pendant des siècles les hommes du désert ont prié et invoqué leur Seigneur de leur envoyer l’eau bienfaisante qui redonne la vie à la terre et abreuve les êtres vivants. "Seigneur fais qu'il pleuve autour de nous, non sur nous. Seigneur fais qu'il pleuve sur les tertres, sur les collines, les vallées et les plantations!".
Aujourd’hui, les découvertes scientifiques ont permis de découvrir le mécanisme de la formation de la pluie : les bulles d'air formées par l'écume des océans éclatent, sont emportées par les vents et se déplacent en direction de l'atmosphère. Elles forment alors des nuages, eux-mêmes formés à partir de vapeur d'eau qui se condense autour des cristaux de sel de la mer ou autour des particules de poussière qui se trouvent dans le ciel. Petit à petit, les particules d'eau prennent du volume et forment les gouttes, qui, plus lourdes que l'air, se détachent des nuages et commencent à tomber sur terre sous forme de pluie.
« Ne vois-tu pas que c’est Dieu qui conduit les nuages et les fait converger si bien qu’ils s’amoncellent les uns sur les autres, puis tu vois la pluie se déverser à partir d’eux et Il fait descendre des nuées des montagnes de grêle qui tombent où bon lui semble et épargne qui Il veut… » (Coran 24-43)
Ces découvertes ont donné aux hommes le sentiment d'être capables de transformer les mirages en réalité. Ils s'attèlent à expérimenter et à s’approprier la création des nuages et la formation de la pluie. Pour se faire, ils utilisent actuellement deux méthodes, testées en Arabie Saoudite et en Afrique, et maintenant aux Emirats. Ils fabriquent de la glace carbonique ou l’iodure d’argent, qui, à très basse température, entraîne une condensation soudaine de la vapeur d'eau en cristaux et entraîne la congélation des gouttelettes dans le nuage. Un ensemencement de ces produits dans la partie supérieure des nuages peut alors provoquer la pluie. La seconde méthode consiste à disperser au sein du nuage des substances salines ou même de l'eau finement pulvérisée dont les gouttelettes, suffisamment grosses, déclenchent la production de gouttes de pluie par réaction en chaîne.
Les hommes finiront-ils par voir transformer le désert « en jardins où coulent des ruisseaux » ?
« C’est Lui qui fait tomber du ciel selon une mesure déterminée la pluie grâce à laquelle Nous revivifions un pays stérile et c’est ainsi que vous serez ressuscités ! » (Coran 43-11)
« Du ciel Nous faisons descendre en quantité une eau que Nous stockons en terre et que Nous sommes en mesure de faire disparaître.
Grâce à elle, Nous faisons croître à votre intention des jardins de palmiers et de vignes dans lesquels vous trouvez de nombreux fruits pour votre consommation... » (Coran 23-18/19)
« C’est Lui qui envoie les vents annonciateurs de la pluie devançant Sa Miséricorde jusqu’au moment où Nous les dirigeons, porteurs de lourds nuages, vers une contrée stérile sur laquelle Nous faisons tomber la pluie. Grâce à elle Nous faisons pousser toutes sortes de fruits.
C’est ainsi que Nous ressusciterons les morts. Peut-être y
réfléchirez-vous ! »
Note :
- photos empruntées au web.
- article connexe : "l'or bleu ou la mer à boire" :
http://www.abudhabisalam.com/article-2590944.html
Pas un parc, pas un carrefour à Abu Dhabi sans une fontaine d’où jaillissent des eaux limpides ! Celui qui,
parti vers les années 70, reviendrait aujourd’hui d’un long voyage n’en croirait pas ses yeux ! Lui qui n’avait pour seule boisson qu’une eau saumâtre, s’abreuve maintenant d’une délicieuse
eau douce et minérale. Les Emirats sont le troisième pays plus grand consommateur d’eau par habitant au monde. Et pourtant, les ressources en eaux douces du pays sont plus que limitées : un
redoutable désert appelé « le quart vide » couvre les 2/3 du territoire. La région ne possède aucun fleuve permanent et les précipitations annuelles sont environ sept fois moins
importante qu’en France ! Une année peut s’écouler sans que ne tombe une seule goutte de pluie ! La seule source d’approvisionnement de la nappe phréatique provient du ruissellement des
eaux des montagnes du Nord des Emirats (les Monts Hajar), alimenté par les résidus de pluies de la mousson venant de l’Océan Indien.
Plus à l’ouest, la rosée et les pluies occasionnelles, accumulées depuis des siècles dans les dunes permettent de creuser
des puits dans le sable et de trouver de l’eau à parfois un mètre seulement de profondeur. Ainsi, traditionnellement, les habitants des oasis ont utilisé le système des aflaj (sing.
falaj) pour entretenir les palmeraies. Ce système d’irrigation ancestral permet de répartir l’eau dans plusieurs jardins par des canaux dont le débit peut être contrôlé et dirigé.
Aujourd’hui, le gouvernement subventionne l’horticulture dans le désert grâce à des équipements ultra modernes qui permettent une irrigation intensive. Pourtant, une récente étude de chercheurs
de la région résonne comme un avertissement ! Les ressources en eau s’épuisent : les niveaux de la nappe phréatique ont baissé d’un mètre par an au cours des trente dernières années et
pourraient s’assécher complètement.
Cette situation s’accompagne d’un assèchement des puits d’eau douce et d’une importante croissance
démographique qui entraîne une forte pression sur les ressources naturelles. Les ingénieurs sont donc
contraints de trouver des solutions … LA MER…voilà bien un espace rempli d’eau… ! Ils ont imaginé transformer l’eau salée en eau douce… et ça marche ! Les usines de dessalement de l’eau
de mer aux Emirats sont parmi les plus performantes au monde. Deux techniques sont employées actuellement dans les unités de Fujaïra et d’Abu Dhabi. La première consiste à condenser la vapeur
produite par l’eau chauffée et soumise à de fortes pressions (système de distillation).
La seconde, plus complexe mais moins onéreuse, permet de filtrer l’eau de mer et de la débarrasser de son sel (technique de
l’osmose inverse). Paradoxalement cette eau là n’est pas potable car trop pure. Il faut lui ajouter des sels minéraux qui la rendent propre à la
consommation ! L’eau du robinet n’est propre à la consommation qu’après avoir bouillie et toutes les maisons sont équipées de filtres domestiques. L’eau potable arrive par bouteilles
plastiques de 20 litres ou par camions citerne des usines du pays. Toutes ces transformations ont bien entendu un coût mais aux Emirats l’or noir finance l’or bleu !
Ainsi, on peut observer avec quelle débauche le précieux liquide est utilisé : Ski Dubaï en est la dernière
illustration : la ville s’est payé le luxe de fabriquer une piste de ski complètement artificielle à l’intérieur d’une bulle de verre qui maintient les températures nécessaires à l’entretien
de la neige (cependant qu’à l’extérieur les températures peuvent atteindre les 45°C en été), les parcs aquatiques sont légion et des millions de mètres cubes d’eau sont engloutis chaque année
dans les espaces de loisir… mais l’eau est aussi utilisée à l’arrosage des espaces verts et la ville d’Abu Dhabi peut s’enorgueillir d’avoir reçu la distinction de ville la plus fleurie du
Golfe ! Notre voyageur parti depuis les années 70 n’y retrouverait cetainement plus ses petits !
Photos :
en haut à gauche : Abu Dhabi en 1963, photo hawkuae.com
à droite : système d' irrigation ancestral, le "falaj"
en bas à gauche : extrémité d'airport raod près de la corniche.
Bismillah rahman rahim
"C'est Lui qui fait pleuvoir l'eau du ciel à votre intention : eau potable ou eau (d'irrigation pour) les végétaux dont vous faites paître vos troupeaux. Grâce à elle Il fait pousser pour vous céréales, palmiers, vignes et toutes sortes de fruits; en tout cela il ya des signes pour un peuple enclin à la réflexion" (Coran 16/10-11)
La dangereuse plongée en apnée à la recherche des huîtres perlières semble aujourd’hui avoir cédé le pas à la plongée
plaisir, activité de loisir pratiquée par les amateurs et les passionnés de fonds marins. Les Emirats offrent sur leurs côtes orientales (Océan Indien) ainsi qu’au nord du pays, le long du golfe
persique, des sites de plongée remarquables. Le temps où les Abu Dhabiens survivaient misérablement grâce à la pêche aux perles est désormais révolu.
Le Golfe était, jusqu’aux années cinquante, une des premières régions productrice de perles. Les perles étaient
récoltées puis vendues aux commerçants indiens pour être transformées en bijoux de luxe. Cependant, les conditions de travail des pêcheurs étaient extrêmement difficiles : comme toute
activité saisonnière, il fallait travailler dur pendant les quelques mois d’été propices à la récolte. Les plongeurs restaient jusqu’à 12 heures dans l’eau, descendant à 20 mètres de profondeur,
par plongée de deux minutes environ. Ils retournaient à la surface pour reprendre leur souffle une minute et redescendaient aussitôt. Leur équipement comprenait un sac pour y placer les huîtres,
une pince en corne de chèvre pour obstruer le nez et une corde attachée à la taille pour se faire remonter par le coéquipier resté sur le bateau.
A la fin de la saison, le produit de la pêche était partagé entre
le propriétaire du bateau, le capitaine, les plongeurs et les aides (sans oublier la part du Cheikh au pouvoir)… autant dire qu’après avoir payé leurs dettes, les plongeurs se retrouvaient bien
souvent aussi misérables qu’avant la saison, ils revenaient complètement épuisés, sous-alimentés et parfois atteints de maladies telle le scorbut. Le déclin de l’activité perlière et la
découverte du pétrole ont radicalement modifié la vie des habitants d’Abu Dhabi.
Certes, les eaux du Golfe demeurent une ressource pour les
pêcheurs de poissons, mais la mer est à présent devenue un espace de loisir : les citadins s’adonnent à leur sport favori, la conduite bruyante
et spectaculaire des scooters de mer, les baigneurs du vendredi envahissent les plages de la ville et les plus riches s’approprient même des îles entières ! La modernité a bouleversé le
rapport avec les éléments naturels et nul ne saurait prétendre connaître les répercussions exactes du développement urbain à outrance, de la création d’îles artificielles, des dragages intensifs
dans les eaux territoriales, de la pollution des industries du pétrole ni des dégazages sauvages des milliers de pétroliers navigant au large. De rares sonnettes d’alarme font remarquer, pour ne
citer qu’un seul exemple, la mort de millier de poissons près du gigantesque chantier de « palm islands » à Dubaï (ce soi-disant « paradis » de luxe qui comprend de nombreuses
îles artificielles en forme de palmier) ainsi que l’érosion côtière.
Bien que récente, la prise de conscience de la nécessité de protéger l’environnement a amené le
gouvernement à faire appel à des experts chargés de référencer les espèces, surveiller l’évolution de la faune et la flore et notamment l’état du massif corallien et d’apporter des solutions pour
maintenir l’équilibre écologique. Dans cette intention, trois réserves marines ont été créées dans la région de Fujaïrah (côte est des Emirats) et deux dans l’émirat d’Abu Dhabi, au large du
golfe persique, sur l’île de Qarnein, déclarée « don à la terre » par le WWF ainsi que la zone de Marawah-Bu Tina, où des récifs artificiels encourageant la croissance d’algues et des
grottes à poissons ont été mis en place et où la pêche est désormais interdite.
Une équipe de scientifiques qatari et émirati et de plongeurs ont permis de dénombrer près de 35 espèces
de coraux dans les eaux du Golfe. Leur mission, qui devra durer trois ans, a pour but de recenser les récifs coralliens, les localiser, étudier leur évolution et mettre en place un système de
protection. La faune marine du Golfe est elle aussi très riche : les tortues vertes s’y reproduisent, les requins s’y régalent et les baleines y font quelques apparitions ! Les enfants
eux, découvrent des Némo, Dory et autres Marin à chacune de leur plongée près des rochers ! Le Golfe persique ? Bien plus émouvant que le cinéma !
Sources : - "de la pauvreté à la richesse" M. Al Fahim.
- ERDWA, centre de recherche pour la protection de l'environnement
- ministère de l'environnement
Photos : emirates diving association et UAE interact (sites web)
A lire pour les amateurs de plongée : "UAE underwater explorer" (en anglais)